Rencontre avec les artisans de la communauté Shuar

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Fraîchement arrivé à Macas, petite commune de 20 000 habitants, et capitale de la province de Morona Santiago, je retrouve l’atmosphère et le climat humide des villes de l’Oriente que j’avais rencontré précédemment à El Coca, plus au nord. Le ciel est gris, les nuages sont bas et s’accrochent à la colline qui domine la ville. Il pleut, et ça n’a rien de surprenant. C’est une ville grise, située sur le bassin ouest de l’Amazone et piégée entre le Rio Upano et la rivière Jurumbaino.

 

 

Rencontre avec l’équipe de volontaires de la fondation Chankuap

Je rejoins Chloé, étudiante française qui vient réaliser son stage de fin d’étude chez la fondation Chankuap. Nous nous sommes rencontrés un mois plus tôt à Quito, lors de mon arrivée en Equateur. Elle est ici chargée de la commercialisation des produits créés par différentes communautés de la région. Deux autres volontaires travaillent déjà pour la fondation, Olga psychologue et Piergiacomo pharmacien. Ils ont tous les trois rendez-vous dimanche avec des producteurs, membres de la communauté Shuar du village de Sevilla et me proposent de les accompagner.

 

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Nous partons en début d’après-midi, escortés de Sara, la collaboratrice équatorienne de Chloé, qui sera notre guide pour la journée. Le bus nous dépose le long d’une petite route, bordée de quelques maisons et d’une végétation luxuriante. Nous y sommes. Nous sommes accueillis par un groupe de femmes, qui s’avèrent être les créatrices de colliers, bracelets, porte-monnaie et autres produits commercialisés dans la boutique de la fondation. Elles nous invitent à nous asseoir dans une minuscule pièce, avec trois bancs en bois pour seul mobilier.

L’heure est au travail et aux explications

Elles vont dans un premier temps se présenter sous l’œil de la doyenne, et nous découvrons rapidement qu’elles ont toutes un lien de parenté. C’est une affaire de famille, où l’on enseigne l’art de confectionner des bijoux de mère en fille. Elles nous exposent ensuite les contraintes qu’elles rencontrent, de l’augmentation du prix des matériaux utilisés, principalement de graines importées de la capitale. Je réalise que l’artisanat est une activité importante et génératrice de revenus pour une grande partie de la population amérindienne en Equateur. C’est donc naturellement que nous abordons le sujet de la concurrence, qui leur cause directement du tort.

 

 

Un bon moment de partage

Nous nous intéressons ensuite à la culture Shuar. La tension retombe lorsque qu’elles exhibent fièrement leurs coutumes. Elles chantent, dansent et sont rejointes par les enfants qui jouaient à l’extérieur. C’est agréable. Olga, qui ne peut plus se retenir, se déchausse et les accompagne dans une danse traditionnelle. Invités à les suivre, nous ne pouvons refuser, et c’est amusés que nous nous mêlons à la fête. La scène est surréaliste, nous sommes une quinzaine de personnes à danser dans cette minuscule pièce, le long de cette route déserte, au son d’un vieux récepteur radio. La journée se termine, nous partageons un thé de Guayusa avant de les quitter.

Une journée très intéressante et je remercie encore Chloé et l’équipe de la fondation Chankuap pour l’invitation.

Retrouvez plus d’informations sur la fondation: http://chankuap.org/

Vous vous demandez qui sont les Shuars. La réponse est ici: http://www.rutadelsur.info/qui-sont-les-shuars

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