Qui sont les Shuars?

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Le patrimoine culturel Shuar s’exprime à travers leurs rituels et leurs coutumes. La danse, la musique, la peinture et l’artisanat prennent une place incontournable dans leurs vies. C’est le rituel immuable et effrayant de la Tzantza qui les rendit célèbres en Occident.

Les Shuars sont un peuple amérindien, surnommés autrefois Jivaros, vivant dans la haute Amazone dont le territoire est aujourd’hui séparé par la frontière Pérou/Equateur depuis la guerre de 1941. Jivaros est le nom attribué aux indiens par les premiers envahisseurs espagnols, et signifie « sauvage » ou « barbare ». La population Shuar est composée d’environ 40 000 individus, rassemblés sous la bannière de la Fédération Shuars qui accorde de nombreuses aides aux indigènes, même si les communautés les plus isolées manquent encore cruellement de soutien.

Une organisation clanique

La société s’organise autour de la famille élargie, où la population vit dans des maisons communautaires qui peuvent parfois regrouper différentes familles, selon les groupes. Malgré l’expansion du christianisme dans ces régions, l’animisme chamanique reste encore largement présent. En effet, le rôle du chaman est toujours très important pour la bonne cohésion du groupe car il a la charge de la transmission du savoir et de la guérison des maladies à l’aide de plantes. Les maladies ne sont pas considérées comme des troubles physiques, mais plutôt comme un déséquilibre entre l’homme et la nature. Il a recourt à des plantes psychoactives, principalement l’ayahuasca, qui recréent le lien entre l’esprit et l’environnement. Ils essaient de perpétuer un mode de vie ancestral, fait d’agriculture en forêt, de chasse, de pêche et de cueillette.

Patrimoine et culture Shuar

Le patrimoine culturel Shuar s’exprime à travers leurs rituels et leurs coutumes. La danse, la musique, la peinture et l’artisanat prennent une place incontournable dans leurs vies. C’est le rituel immuable de la Tzantza qui les rendit célèbres et effraya l’Occident. Il s’agit d’un acte de représailles, où après avoir combattu et tué son adversaire, il faut réduire sa tête pour emprisonner l’esprit du défunt et ainsi se prémunir de sa vengeance.

Conscients de la nécessité de préserver leur mode de vie traditionnel, les Shuars ont créé l’association Yamint’s Arutam Mura et l’Université des Savoirs Ancestraux.

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