Le passage de la frontière Equateur/Pérou par Huaquillas

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Après plus d’un mois à vadrouiller en Equateur, de la côte du Pacifique à la luxuriante « selva » amazonienne en passant par la Sierra, c’est à Machala que je passe ma dernière nuit. Il est grand temps pour moi de traverser la frontière et de rejoindre l’ancien empire Inca, l’actuelle République du Pérou.

 

Machala: une arrivée sous un soleil de plomb

Fatigué par le mauvais temps et la pluie qui me poursuivent depuis une dizaine de jours, je change un peu mes plans et prends la direction de la côte. J’arrive en début d’après-midi dans la ville de Machala, où je passerai ma dernière nuit avant de traverser la frontière avec le Pérou. Elle est la quatrième plus grande ville d’Equateur, et la capitale de la province d’El Oro. Le terminal terrestre des bus étant en construction, le chauffeur dépose les passagers en plein centre-ville. Une chance qui m’évitera de cuire sur la banquette arrière d’un taxi coincé dans les embouteillages. Il fait 40 degrés lorsque je sors du bus et le soleil est au zénith. Je trouve rapidement une chambre bon marché, y dépose mes affaires et retourne dans l’enfer du centre. La rue principale est fermée en raison de travaux, ce qui génère un trafic de voitures chaotique et terriblement bruyant dans toute la ville.

Il est 15h quand affamé, je pénètre dans le premier comedor que je trouve. On y sert de la soupe, suivi du traditionnel seco de pollo accompagné d’un savoureux jus de fruits spécialement chimique. Je n’en demande pas plus. Mon déjeuner avalé, je replonge dans la rue et mes pas m’entraînent dans un marché à ciel ouvert. Ni les voitures, ni les motos ne circulent dans ce quartier; les rues à moitié en terre sont inondées de parasols multicolores sous lesquels l’on vend toute sorte de choses. On retrouve un peu comme partout de la viande, de la volaille, des fruits et légumes, de l’électronique sans oublier les incontournables maillots de football des plus grands clubs européens contrefaits. J’erre encore un peu dans la ville et retourne finalement m’allonger sous le ventilateur fixé au plafond de ma chambre.

 

Un passage de frontière dans la patience

Cet arrêt ne représente qu’une courte étape dans mon périple vers le Pérou. Je prends le lendemain matin un bus à destination d’Huaquillas, la ville frontalière que je rejoins en deux heures. J’arrive à 11h30 dans un minuscule terminal déjà complet, où quatre autocars attendent moteur allumé. Le vendeur ambulant d’empanadas qui m’a vu sortir  du bus s’approche de moi et s’enquiert de ma destination. Il me fournit quelques informations douteuses, quant aux moyens de traverser la frontière mais je préfère me fier à celles de l’employé de la station. Le transfrontalier part dans une heure, à 12h30, ce qui me laisse largement le temps de déguster une dernière salade de fruits. L’autocar bondé démarrera finalement avec deux heures de retard.

J’ai à peine le temps de mettre mon casque sur les oreilles que nous atteignons déjà les bureaux de l’immigration. Nous sortons tous et nous engouffrons dans un bâtiment récent dans lequel je ne distingue que deux guichets. Nous nous alignons en face des comptoirs afin de régulariser nos situations, patientant dans le calme mais remarquant quand même que rien ne se passe. Une annonce se fait soudain, et ce que j’appréhendais se vérifie: le système informatique les a lâché. Il n’y a rien à faire à part attendre. Au bout de deux heures, notre chauffeur intervient à mon grand soulagement et prend la décision de nous emmener dans un autre bureau, celui de l’entrée en Equateur pour les poids-lourds. Ici tout fonctionne très bien et mon passeport est gratifié d’un tampon de sortie du territoire équatorien en une petite demi-heure. Plus qu’à rentrer au Pérou maintenant. Nous sommes de retour au premier bureau où l’informatique remarche. Encore une demi-heure d’attente et nous revoilà sur la route, papiers en règle, mais du coté péruvien ce coup-ci.

Il fait nuit lorsque le bus me dépose le long de la route Panaméricaine à Zorritos, village côtier bordé par l’immense océan Pacifique.
 

Infos utiles

Machala – Huaquillas : 1h30, 2,5$

Huaquillas – Zorritos ou Mancora : 2h30 – 3h, 10$

Le passage de la frontière se fait facilement, les bus de la compagnie CIFA attendent tous les passagers à l’immigration.

 

 

11 J'adore !
2 Comments
  • Jean-Philippe
    mai 13, 2018

    Salut je viens de tomber sur ton site, actuellement a Quito avec pleins de question sur différents pays j’y trouve pas mal de réponse.

    Je n’ai pas pour habitude de laisser des commentaires mais là ton site est vraiment de qualité merci pour ton travail simplment 🙂

    Jean-Philippe

    • Valérie Tardy
      mai 14, 2018

      Salut Jean-Philippe,
      Merci pour ton commentaire, heureux de savoir que tu as pu trouver des réponses à tes questions sur le blog.
      Je te souhaite un bon voyage en Amérique du Sud et n’hésite pas à me contacter si tu as besoin de plus d’infos.

      Nicolas

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